POSTED BY fundacioncompartir | Déc, 14, 2017 |
Nous aimerions transmettre d’autres informations – en ce qui concerne ce que les enfants veulent vivre aujourd’hui – car en tant qu’organisation nous avons pu observer depuis longtemps les différentes communautés indigènes.
L’économie nationale et internationale et ses effets n’ont pas cessé d’affecter directement et profondément les enfants indigènes. Ceci a entraîné un manque de nourriture quasi quotidien dans de nombreuses communautés: semaine après semaine, mois après mois et année après année.
Les taux de malnutrition et de mortalité en Argentine sont très élevés. Le nombre moyen d’enfants indigènes qui meurent chaque jour s’élevant à cinq. En outre, les maladies qui ne sont pas traitées faute d’attention dans certaines régions sont plus élevées que dans d’autres.
De plus, le racisme est toujours latent et malheureusement on peut le sentir. Cela s’applique à de nombreuses communautés et j’ai particulièrement mis l’accent sur les enfants, qui souffrent du manque d’acceptation seulement du fait qu’ils soient indigènes. Beaucoup d’entre eux tombent dans une situation douloureuse et renoncent à leurs propres origines sans pouvoir s’intégrer pleinement dans la culture argentine actuelle. Ainsi ils sont conduits à se trouver dans une situation d’identité indéfinie, parce que pour beaucoup d’indigènes, être indigène signifie être marginalisé, méprisé, outragé, privé et humilié, car la société actuelle n’est pas très différente de nos prédécesseurs – les conquérants espagnols – à l’époque où ils colonisaient les peuples indigènes.
Dans la mémoire des anciens résonne encore l’histoire de leur peuple: les célèbres Conquêtes du Désert et les massacres massifs de leurs ancêtres. J’ai eu l’occasion de connaître certains des endroits où se trouvent certaines des plus grandes tombes, où des milliers d’Indigènes ont été assassinés et enterrés, attendant le jour où les droits de leurs peuples, dont eux-mêmes ne pouvaient pas jouir, seraient exercés aux descendants actuels: les enfants indigènes d’aujourd’hui.

La situation actuelle des enfants et des adolescents en Argentine peut être analysée sur la base des écarts existants entre la réalité actuelle et la réalisation des engagements pris par le pays. Ceci prend en compte les dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La CIDE considère tous les enfants et adolescents soumis à la loi. Ce document, ratifié par l’Argentine en 1990, définit l’horizon dans lequel devraient s’inscrire les efforts des politiques publiques et les actions de la société sur les questions touchant les personnes de moins de 18 ans.

Les droits présentés dans la CIDE peuvent être regroupés dans:

Droit à la santé, à la nutrition et au développement de la petite enfance

Droit à une éducation gratuite et de bonne qualité

Droit à une protection spéciale, par exemple de l’exploitation ou du travail des enfants

Droit de participation aux questions qui les concernent

Droit d’identité, cela comprend la liberté d’expression

Dans l’ensemble, un environnement où tous ces droits sont pleinement respectés est configuré comme un environnement protecteur pour les enfants et les adolescents: au niveau de la communauté, de la municipalité, de la province et au niveau national. La variété des droits envisagés n’implique pas la suprématie ou une plus grande importance de certains sur les autres. Il existe des synergies claires entre le droit à l’identité et l’exercice de tous les autres droits, entre le droit à la santé et à la nutrition et l’exercice du droit à l’éducation.
D’autre part, le droit à des protections spéciales, consacrées à rétablir des droits déjà violés, est essentiel dans des situations où l’exercice de droits fondamentaux tels que ceux mentionnés ci-dessus ne s’est pas matérialisé suffisamment.

Autor: Edgar Mazzalay

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